Bourse commémorative d'études et de recherche Adela-et-John-Ridzon (762200301495)

CONDITIONS RELATIVES À UN FONDS DE DOTATION
 
TITRE DU FONDS DE DOTATION
 
Bourse commémorative d’études et de recherche Adela-et-John-Ridzon
                                                              
INTRODUCTION
Le Fonds commémoratif Adela et John Ridzon a été établi en 2000 par Pauline et Margaret Ridzon à la mémoire de leurs parents, Adela (7 déc. 1908 - 9 janv. 1987) et John (15 fév. 1899 - 29 mars 2000).
 
John et Adela sont nés et ont passé leur enfance dans le village de Polhronska Polhora, près de Brezno, en Slovaquie. Ayant grandi dans l’Empire austro-hongois, tous deux ont appris à parler couramment le hongrois. Leurs premières années à l’école ont été marquées par le système d’éducation de l’époque. Ils ont connu la période de l’histoire où le slovaque n’était pas reconnu. Excellente à l’école, Adela a été choisie pour poursuivre ses études en hongrie. Toutefois, ses parents n’appuyaient pas ce projet et tenaient à ce qu’elle continue à étudier en Slovaquie.
 
Leurs propres parents avaient veillé à transmettre la langue et la culture ancestrales de la Slovaquie à leurs descendants, même s’ils étaient obligés d’apprendre le hongrois.
 
À 17 ans, John a servi brièvement dans l’armée austro-hongroise pendant la Première Guerre mondiale. Il a eu l’idée de venir au Canada en écoutant les récits d’autres personnes, dont son propre père, qui était venu en Amérique trois fois pour travailler dans des mines.
 
In 1926, John a fait une demande pour immigrer au Canada. N’ayant reçu aucune réponse, il a décidé d’épouser Adela à Polhora, le 13 février 1928.
 
Quelques semaines après son mariage, John a appris que sa demande d’immigration au Canada était acceptée. Adela l’a encouragée à répondre à l’appel. Elle avait confiance qu’elle pourrait suivre son mari dès qu’il aurait les moyens de lui envoyer de l’argent pour son voyage.
 
John a quitté la Slovaquie le 15 juin 1928 à bord du SS Arabic (Red Star Line) et est arrivé à Halifax le 22 juin 1928 avec une valise en osier.
 
Adela est restée en Slovaquie et a travaillé comme gouvernante auprès de la famille Lupac pendant quatre ans, à Rimanska Sobota. Le 14 décembre 1932, elle a rejoint John au Canada.
 
Elle a fait le voyage en bateau par le TSS Veendam Holland-America Line jusqu’à New York, puis par train jusqu’à Delhi, en Ontario via Halifax.
 
Tous deux ont travaillé très dur avant de pouvoir acheter leur première maison à Delhi. John était cheminot au CN, tandis qu’Adela travaillait dans une usine de tabac locale, avec beaucoup d’autres immigrants. Pendant la saison morte, John travaillait aussi à l’usine. Quelques années plus tard, ils sont devenus fermiers dans la région de Delhi.
 
Toute leur vie, Margaret et Pauline ont vu leurs parents soutenir des organisations vouées à l’indépendance de la Slovaquie. Adela a adhéré à la Ligue slovaque canadienne en 1950, et John a été membre à vie du Slovak World Congress. Tous deux étaient de fervents lecteurs de nombreux magazines et journaux slovaques, dont Maria, Ave Maria, Posol, Svetovy Congress Slovakov Bulletin, Literarny almanach Slovaka v Amerike, Kalendar Jednota, Kalendar Kanadsej Ligy, et, bien sûr, les journaux en slovaque – d’abord le Slovak v Amerike, puis le Kanadsky Slovak.
 
Adela et John n’ont jamais cessé de promouvoir la langue et la culture slovaques dans leur entourage. Le slovaque a d’ailleurs toujours été la première langue parlée par les enfants à la maison. Sous l’influence des parents, les traditions religieuses, culinaires ou autres étaient perpétuées à la maison.
 
John et Adela ont eu quatre filles, dont les plus vieilles étaient Irma Iglar et Emily Halyk (5.07.1936- 29.11.2003). L’éducation a toujours été importante pour eux, surtout pour la mère, qui a encouragé ses quatre filles à poursuivre des études.
 
John est retourné à son pays natal une fois, en 1979, avec trois de ses filles. Adela n’a pas pu faire le voyage en raison de son état de santé. Là, il a visité ses trois frères et sa sœur à Polhronska Polhora.
 
Toute leur vie, John et Adela sont restés fidèles à la langue et à la culture slovaques. Pour leur rendre hommage, Pauline et Margaret sont fières d’appuyer la Chaire d’histoire et de culture slovaques de l’Université d’Ottawa.
 
OBJECTIF DU FONDS
Appuyer financièrement les étudiants de premier cycle et de cycles supérieurs du Département d’histoire qui souhaitent étudier l’histoire et la culture slovaques à l’Université d’Ottawa, ou les chercheurs qui souhaitent effectuer de la recherche dans les Archives slovaques à l’Université d’Ottawa.
 
DÉTAILS DE LA BOURSE
Admissibilité
La personne candidate doit :
  1. être inscrite dans un programme de premier cycle ou de cycles supérieurs au Département d’histoire de la Faculté des arts de l’Université d’Ottawa;
  2. être un citoyen canadien, un résident permanent, une personne à statut protégé/réfugié ou un étudiant international;
  3. faire preuve d’un intérêt pour l’étude de l’histoire et de la culture slovaques; et
  4. faire preuve d’excellence scolaire.
 
Les candidats externes doivent démontrer leur intérêt professionnel pour l’utilisation des Archives slovaques de l’Université d’Ottawa.
 

Valeur de la bourse :                       Variable
Nombre de bourses :                      Variable
Fréquence d’attribution:                Annuelle
Programme ou cycle d’études : Premier cycle ou cycles supérieurs
Responsable des demandes :     Service de l’aide financière et des bourses
Échéance des demandes :            31 octobre
 
DEMANDE                           
La demande doit être soumise par l’entremise de Bourses en ligne, accessible une fois connecté au portail uoZone, et doit comprendre une lettre (max. 500 mots) écrite par la personne candidate et détaillant son intérêt pour l’étude de l’histoire et de la culture slovaques.
 
Les candidats externes doivent soumettre au titulaire de la Chaire en histoire et culture slovaques un curriculum vitae et une proposition détaillée de recherche détaillant spécifiquement les bénéfices anticipés de l’accès aux Archives slovaques de l’Université d’Ottawa ainsi que la demande de financement pour compléter ses recherches.